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La TVA

Dans le cas d’une location longue durée, tous les loyers sont soumis à TVA et cette taxe n’est récupérable pour les entreprises que pour les véhicules ouvrant droit à déduction : Véhicule Utilitaire Léger (VUL) et véhicule de société. Concernant les VP (Véhicule Particulier), à quelques exceptions près (taxis, ambulances…), la TVA n’est pas récupérable.

Les règles applicables sur les dépenses en carburant diffèrent selon la nature du carburant et du véhicule.

Depuis 2017 la récupération de la TVA sur l’essence est possible pour les VP à concurrence de 10% de la charge, contre 80% pour le gazole. Cependant un alignement de l’essence sur les conditions de déductibilité du gazole est programmé. Elle passera à 20% en 2018, 40% en 2019, 60% en 2020, pour atteindre 80% en 2021.

Les VUL, véhicules de société, taxi, ambulances… peuvent déduire 100% de la TVA sur le gazole qu’ils consomment.

Enfin la TVA est intégralement récupérable pour les entreprises, peu importe la catégorie de véhicule, sur les dépenses de péage (depuis 2001) ou de stationnement, sous condition évidemment que le déplacement soit effectué pour les besoins de l’entreprise.

Le Bonus-Malus

La préservation de notre environnement a conduit le législateur à orienter les choix des automobilistes en fonction du taux de CO2 émis par leur véhicule. Il faut distinguer la taxe applicable lors de l’immatriculation de la voiture, de celle liée à son usage.

Le 1er mars 2020, le nouveau cycle d’homologation WLTP est entré en vigueur. Ce nouveau protocole de tests succédant au NEDC se veut plus proche des conditions réelles de circulation, et est donc plus sévère. Le seuil de déclenchement est passé de 110 à 138 g/km, en revanche, les montants ne bougeront pas. Heureusement, car les émissions de CO2 vont fortement augmenter, de 24,8 % en moyenne, avec le WLTP.

Au 1er janvier 2021, le seuil de déclenchement et surtout le plafond maximal a évolué. En effet, en 2019, il était fixé à 19 641 € (pour 212 g/km de CO2), il est passé à 30 000 € (pour 219 g/km de CO2) dès le 1er janvier 2021.

Voici le barème complet du malus WLTP au 1er janvier 2021 :

 

CO2 (g/km) Montants 2021 en euros
133 50
134 75
135 100
136 125
137 150
138 170
139 190
140 210
141 230
142 240
143 260
144 280
145 310
146 330
147 360
148 400
149 450
150 540
151 650
152 740
153 818
154 898
155 983
156 1 074
157 1 172
158 1 276
159 1 386
160 1 504
161 1 629
162 1 761
163 1 901
164 2 049
165 2 205
166 2 370
167 2 544
168 2 726
169 2 918
170 3 119
171 3 331
172 3 552
173 3 784
174 4 026
175 4 279
176 4 543
177 4 818
178 5 105
179 5 404
180 5 715
181 6 039
182 6 375
183 6 724
184 7 086
185 7 462
186 7 851
187 8 254
188 8 671
189 9 103
190 9 550
191 10 011
192 10 488
193 10 980
194 11 488
195 12 012
196 12 552
197 13 109
198 13 682
199 14 723
200 14 881
201 15 506
202 16 149
203 16 810
204 17 490
205 18 188
206 18 905
207 19 641
208 20 396
209 21 171
210 21 966
211 22 781
212 23 616
213 24 472
214 25 349
215 26 247
216 27 166
217 28 107
218 29 070
> 219 30 000

 

 

La taxe parafiscale automobile

Pour les véhicules utilitaires légers (VUL), les véhicules industriels (VI) ou de transport en commun, une taxe dite parafiscale vient s’ajouter à la taxe sur les certificats d’immatriculation. Cette taxe est forfaitaire et fixée à 285 € pour les véhicules de transport en commun de personnes et les tracteurs routiers. Elle est fonction du PTAC pour les véhicules de transport de marchandises selon le tableau ci-dessous :

 

PTAC Taxe
≤ 3.5 t.  34  €
Entre 3.5 t. et 6 t.  127  €
Entre 6 t. et 11 t.  189  €
≥ 11 t.  285  €

 

La taxe sur les véhicules de société (TVS)

Les voitures particulières (VP) détenues et/ou utilisés par les sociétés, quels que soient leur régime fiscal, leur forme juridique ou leur objet, font l’objet d’une taxe annuelle, la TVS. Cette taxe n’est pas déductible du résultat fiscal de l’entreprise et s’applique peu importe le mode de détention du véhicule : achat, crédit-bail ou location longue durée.

Sont totalement exonérés de cette taxe les véhicules les plus propres dont l’émission de CO2 est inférieure à 20 g/km et fonctionnant uniquement à l’énergie électrique. Les voitures hybrides rechargeables sont temporairement exonérées de TVS si elles émettent moins de 100 g/km. Cette exonération s’applique sur les 8 premiers trimestres (2 ans) à partir du premier jour du trimestre en cours à la date de première mise en circulation du véhicule. Ainsi le choix d’un véhicule propre permettra à une entreprise de réaliser d’importantes économies.

La TVS se calcule en fonction du taux d’émission de dioxyde de carbone (CO2) émis par le véhicule, suivant un barème fixé périodiquement par l’administration fiscale. Le barème applicable en 2021 est repris ci-dessous :

 

Emissions de CO2 (en g/km)

 

Montant de la TVS (en euros)

 

21 17
22 18
23 18
24 19
25 20
26 21
27 22
28 22
29 23
30 24
31 25
32 26
33 26
34 27
35 28
36 29
37 30
38 30
39 31
40 32
41 33
42 34
43 34
44 35
45 36
46 37
47 38
48 38
49 39
50 40
51 41
52 42
53 42
54 43
55 44
56 45
57 46
58 46
59 47
60 48
61 49
62 50
63 50
64 51
65 52
66 53
67 54
68 54
69 55
70 56
71 57
72 58
73 58
74 59
75 60
76 61
77 62
78 117
79 119
80 120
81 122
82 123
83 125
84 126
84 126
85 128
86 129
87 131
88 132
89 134
90 135
91 137
92 138
93 140
94 141
95 143
96 144
97 146
98 147
99 149
100 150
101 162
102 163
103 165
104 166
105 168
106 170
107 171
108 173
109 174
110 176
111 178
112 179
113 181
114 182
115 184
116 186
117 187
118 189
119 190
120 192
121 194
122 195
123 197
124 198
125 200
126 202
127 203
128 218
129 232
130 247
131 249
132 264
133 266
134 295
135 311
136 326
137 343
138 359
139 375
140 392
141 409
142 426
143 443
144 461
145 479
146 482
147 500
148 518
149 551
150 600
151 664
152 730
153 796
154 847
155 899
156 952
157 1005
158 1059
159 1113
160 1168
161 1224
162 1280
163 1337
164 1394
165 1452
166 1511
167 1570
168 1630
169 1690
170 1751
171 1813
172 1875
173 1938
174 2001
175 2065
176 2130
177 2195
178 2261
179 2327
180 2394
181 2480
182 2548
183 2617
184 2686
185 2757
186 2827
187 2899
188 2970
189 3043
190 3116
191 3190
192 3264
193 3300
194 3337
195 3374
196 3410
197 3449
198 3485
199 3522
200 3580
201 3618
202 3676
203 3735
204 3774
205 3813
206 3852
207 3892
208 3952
209 3992
210 4032
211 4072
212 4113
213 4175
214 4216
215 4257
216 4298
217 4340
218 4404
219 4446
220 4488
221 4531
222 4573
223 4638
224 4682
225 4725
226 4769
227 4812
228 4880
229 4924
230 4968
231 5036
232 5081
233 5150
234 5218
235 5288
236 5334
237 5404
238 5474
239 5521
240 5592
241 5664
242 5735
243 5783
244 5856
245 5929
246 6002
247 6052
248 6126
249 6200
250 6250
251 6325
252 6401
253 6477
254 6528
255 6605
256 6682
257 6733
258 6811
259 6889
260 6968
261 7047
262 7126
263 7206
264 7286
265 7367
266 7448
267 7529
268 7638
269 7747
> 269 29€/g/km

 

Depuis 2014, la TVS air s’ajoute au calcul établi à partir du barème CO2. Cette taxe additionnelle est de 20 € pour les voitures essence et 40 € pour les diesels.

L’avantage en nature

Une entreprise qui met à la disposition de ses salariés ou dirigeants un véhicule, doit faire la distinction entre l’usage privé ou professionnel qui en est fait. L’utilisation non professionnelle de cette voiture constitue un avantage en nature, qui doit être intégré dans la rémunération brute perçue par le salarié. Cette quote-part est par conséquent soumise à charges sociales et comprise dans le revenu imposable du collaborateur.

L’évaluation de l’avantage en nature pris en compte pour le calcul des charges sociales est soumise aux règles fixées par l’arrêté du 10 décembre 2002, complété par une circulaire ministérielle de janvier 2003. Cette évaluation peut se faire au réel ou forfaitairement suivant le choix de l’entreprise.

L’évaluation au réel se fait sur la base des dépenses réellement engagées et implique d’être à-même de produire tous les justificatifs concernant ces dépenses. Cette méthode très contraignante n’est retenue que dans les cas où l’utilisation privée du véhicule est faible. L’évaluation au réel tient compte de l’amortissement du véhicule (20% du prix d’achat du véhicule les cinq premières années, puis 10% par année supplémentaire). A ce prix d’achat s’ajoutent les frais d’entretien et de réparation, les dépenses de parking et de péage ainsi que les frais de carburant (uniquement s’ils sont pris en charge par l’entreprise pour des déplacements privés). L’avantage en nature se calcule en multipliant la somme ainsi obtenue par le nombre de kilomètres réalisés dans l’année à titre privé, divisée par le nombre total de kilomètres parcourus par la voiture sur cette même année.

L’évaluation forfaitaire se fait sur la base d’un forfait annuel. Elle apparaît comme la solution la plus sécurisée au regard de l’administration en cas de contrôle. Le calcul se fait sur la base de 30% du coût global annuel TTC, constitué par les loyers, l’entretien, l’assurance et les dépenses en carburant prises en charge par l’entreprise. S’il n’est pas possible de justifier précisément la charge représentée par le carburant, il convient de retenir 40% du coût global constitué par les loyers, l’entretien et l’assurance du véhicule.